La roulette américaine paie la douzaine 2 pour 1, pas 1 pour 1. La roulette européenne paie de même, et le doublement après une perte y pose aussi plus qu'il ne faut pour fermer la série. Ci-dessous, une série sur une seule douzaine, le but est de sortir au moins à plus 1 et de s'arrêter. La mise suivante est le plus petit nombre entier de jetons dont le gain 2 pour 1 couvre le moins et laisse ce plus.
Le gain de la douzaine égale le double de la mise. Si la série est déjà à −7, il manque 8 pour plus 1. La mise 4 donne un gain de 8 et ferme la série exactement à +1. La mise 8, comme dans le doublement, donnerait un gain de 16 et fermerait la série à +9, mais pour le but « plus 1 » ces jetons en trop ne sont pas nécessaires. On ne les pose justement pas.
Sur la roue RoulCoin, la douzaine a 12 cases gagnantes sur 38. Les perdantes sont 26 : deux douzaines adverses, 0 et 00. La règle de mise ne change pas ce compte. Elle change seulement combien de jetons sont posés sur la même douzaine.
Huit pertes à la roulette américaine
La colonne « déjà en moins » est l'état avant la mise. Si ce pas perd aussi, le moins grandit de la taille de la mise. S'il gagne, la série se ferme à +1 ou à +2 : doubler la mise pour le gain donne parfois une unité de plus que ce qui manquait, parce que les jetons sont entiers.
| Pas | Déjà en moins | Mise | Si le pas a gagné | Si le pas a perdu |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 0 | 1 | +2 | −1 |
| 2 | 1 | 1 | +1 | −2 |
| 3 | 2 | 2 | +2 | −4 |
| 4 | 4 | 3 | +2 | −7 |
| 5 | 7 | 4 | +1 | −11 |
| 6 | 11 | 6 | +1 | −17 |
| 7 | 17 | 9 | +1 | −26 |
| 8 | 26 | 14 | +2 | −40 |
Le deuxième pas, après une seule perte, égale de nouveau 1, pas 2. Le gain 2 couvre déjà le moins 1 et laisse +1. Le doublement, à cet endroit, aurait posé 2, le gain aurait été 4, le résultat de la série +3, et deux fois plus serait entré sur la table que ce qu'il faut pour le même but. Huit pertes de cette échelle emportent 40. Huit pertes du doublement depuis l'unité emportent 255.
Où finit une banque de 100
Plus loin dans la suite, la mise grandit plus vite, bien qu'elle ne double toujours pas. La banque d'exercice 100 ci-dessous n'est pas le plafond du compte. Le plafond de la table se regarde à part.
| Pas | Déjà en moins | Mise | Une banque de 100 suffit-elle |
|---|---|---|---|
| 9 | 40 | 21 | oui, il reste 60 |
| 10 | 61 | 31 | oui, il reste 39 |
| 11 | 92 | 47 | non, il reste 8 |
| 12 | 139 | 70 | non |
Le dixième pas mise 31 pour un moins de 61 et, sur une banque de 100, passe encore : il reste 39. S'il perd, le moins devient 92, et la onzième mise égale 47. Sur 100, il reste 8 en main, et le pas ne se rassemble pas. La série se rompt à −92, pas à plus 1. Le doublement, à cet endroit, aurait déjà demandé des centaines.
La part de la douzaine ne dépend pas de la façon de la fermer
Chaque pas est une douzaine ordinaire. Pour 100 mises, la roue américaine prend 5,26, la roue européenne 2,70. Sur 37 cases, les cases gagnantes sont les mêmes 12, les perdantes 25, et non 26. L'échelle de la mise minimale ne change pas cela. Elle ne gonfle seulement pas le jeton au-delà du but. La roulette française avec la moitié de la mise au zéro ne concerne pas la douzaine : c'est une règle de chance simple, et sur la roue RoulCoin elle n'existe pas.
| Comment grandit la mise de la douzaine | Huit pertes | Plus, si le huitième pas a gagné |
|---|---|---|
| Minimum pour le but plus 1 | 40 | +2 |
| Doublement depuis 1 | 255 | +129 : gain 256 alors que 127 sont déjà perdus |
Le doublement, au huitième pas, mise 128 alors que 127 sont déjà perdus. Le gain de la douzaine sur cette mise égale 256, le résultat de la série est +129, et non +1 : le paiement 2 pour 1 ne sait pas que la suite voulait un petit but. L'échelle minimale, au même pas, mise 14 pour un moins de 26 et se ferme à +2. Pour un joueur en France, 00 reste une perte de la douzaine à n'importe quel pas. Le fuseau horaire ne transforme pas le paiement 2 pour 1 en raison de doubler.
Après une perte, la mise suivante est de nouveau 1. Le doublement pose ici du superflu : le gain de la douzaine égale déjà deux mises.
Comment ne pas remplacer la suite par le doublement si l'on joue en ligne
Avant le pas, on écrit le moins de la série et l'on compte combien de gain manque pour +1. La mise est ce nombre, arrondi vers le haut depuis la moitié de ce manque. On peut jouer en ligne sans inscription et mener la suite sur un solde virtuel. Les jetons invités ne se transforment pas en retrait, et la différence entre la mise 1 et la mise 2 après la première perte se voit tout de suite.
- La douzaine est la même pendant toute la série. Changer de douzaine n'efface pas le moins.
- Un gain ferme la série. La suivante, s'il y en a une, recommence à 1.
- Le plus de fermeture est +1 ou +2, pas la taille de la mise.
- On arrête la série lorsque la mise suivante n'entre pas dans la banque séparée d'avance.
Pourquoi plus 2 au premier pas dépasse le but
Le but est au moins +1. Une mise inférieure à 1 ne se pose pas sur la table, et le gain d'une unité est déjà 2. Un premier tour réussi ferme donc la série à +2. C'est le plafond de chance de la suite, pas le signe que la suite sera plus grande. Ensuite, soit une nouvelle série depuis l'unité, soit, si l'on joue les pertes, la croissance de la mise du tableau.
Après la perte d'une unité, mise-t-on 2 ?
Non, de nouveau 1. Le gain de cette unité égale 2 et couvre le moins 1 avec une réserve de plus 1. On pose le deux lorsque le moins est déjà 2 : alors le gain 4 ferme la série à +2.
Huit pertes emportent-elles 255 ?
Non, 40. Les mises 1, 1, 2, 3, 4, 6, 9 et 14. La somme 255 est emportée par le doublement depuis l'unité pour les mêmes huit pertes.
Une banque de 100 atteint-elle le onzième pas ?
Non. Après la perte du dixième pas, le moins est 92, et la onzième mise est 47. Sur 100, il reste 8. Le dixième pas, mise 31 pour un moins de 61, entre encore.
Le gain du huitième pas donne-t-il plus 14 ?
Non, plus 2. À ce pas, le moins est déjà 26, le gain de la mise 14 égale 28, 28 − 26 = 2. Le gros chiffre sur le jeton est le retour de la suite, pas le gain de la série.
Le paiement 2 pour 1 rend le doublement trop épais pour un but d'une unité. Les stratégies de jeu voisines doublent la couleur, où le gain égale la mise, et là le second jeton après une perte est justement nécessaire. Sur la douzaine, il ne l'est pas. Il vaut la peine de noter le moins de la série par un nombre, sinon la main pose d'elle-même le deux.